CARRES MAGIQUES
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Qu’est-ce qu’un ‘Carré Magique’ ? Un carré magique est une succession de lettres, ou de chiffres (exemple : le carré de chiffres sur la gravure d’A. Dürer « Melencolia, si » -1514), disposés le plus souvent en carré.
On voit dans les deux cas que la lecture des lignes se fait bien dans tous les sens, horizontaux et verticaux, pour les cinq mots formés : SATOR - AREPO - TENET - OPERA - ROTAS. Ce carré de cinq lignes est un palindrome parfait.
La découverte de deux carrés magiques Le carré SATOR fut découvert dans les ruines de Pompéi une première fois par le professeur Matteo DELLA CORTE, en 1925, dans les vestiges de la maison d’un certain Paquius Proculus. Mais il prend toute son importance lors de la mise à jour d’un autre carré du même type, le 12 novembre 1936, par le même professeur, celui-ci cette fois gravé sur une colonne de la grande palestre, encore à Pompéi! Ce fut le début de la célébrité de cette curiosité, à ce jour toujours énigmatique, malgré un grand intérêt pour le sujet d’un nombre considérable d’érudits de toutes sortes. Ajoutons que le premier à s’être intéressé au carré SATOR et à lui avoir apporté, en 1926, la première interprétation… religieuse, est le pasteur saxon Félix Grosser. Il constate que les 25 lettres (5X5) disposées selon la forme d’une croix, dont le centre est le ‘N’ (la seule lettre non répétée dans le carré) donnent les deux mots PATER NOSTER dans les deux sens… eux-mêmes encadrés par les lettres A et O pouvant se comprendre comme Alpha et Oméga ! En voici le tracé : A Différentes interprétations s’élevèrent aussitôt contre cette approche religieuse, en raison du fait que Pompéi fut détruite en 79 de notre ère, et qu’il semblait léger d’admettre cette inscription comme la manifestation admise d’une religion naissante! Le tout, après cette première contre-attaque, était de donner d’autres hypothèses toutes aussi recevables sur le principe… et elles ne manqueront pas, comme nous le verrons. Mais ou sont les carrés ? A présent, tentons de dresser une liste des lieux où fut découvert le même tracé de principe du carré SATOR. Espagne : Angleterre : Allemagne : Italie : France : Les plus anciens carrés furent probablement trouvés à Doura-Europos ( sur les rives de l’Euphrate) ; ils dateraient de 260 avant notre ère et seraient au nombre de quatre, répertoriés, tous basés sur la forme SATOR… Et les autres… Nous nous sommes inspirés, pour cette liste, des ‘carrés’ cités par les auteurs compétents en la matière. Ces listes datent de plusieurs dizaines d’années. Il y a lieu, maintenant, d’ajouter les carrés que nous connaissons et qui ne sont pas signalés : Le savoir et le silence Certes, de nombreuses interprétations ont été avancées pour tenter d’expliquer cette énigme, déjà posée il y aurait plus de deux mille ans, et donc antérieure à la religion chrétienne. Cependant, pour certains auteurs, ce mystérieux message aurait été repris par l’Eglise et plus particulièrement sous l’aspect du ‘testament de St Paul’ (Charles Cartigny) … Ce qui reviendrait à supposer que, par exemple, St Irénée, martyrisé à Lyon, ait eu connaissance du carré, en ait trouvé la solution… et qu’il en ait compris son sens hermétique et en ait fait une sorte de reconversion simple sur le thème de la religion. Ce constat reviendrait-il à dire que nos savants, et leurs modernes ordinateurs, seraient moins capables ou perspicaces qu’un martyr, de venir à bout de cette énigme millénaire ?
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